2011年6月4日

100年5月14日法式蛋糕教學+浪漫精緻下午茶

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100年5月2日中央大學演講 - 法文翻譯的問題

par Dr.Edgard PICH 




DE LA TRADUCTION

DES SEPTANTE Á LECONTE DE LISLE
翻譯史:聖經舊約到李士勒

        Introduction

        Dans la pédagogie des langues étrangères française jusque vers années 1960, la traduction joue un rôle très important à deux niveaux. Tout d’abord, dans l’installation des structures syntaxiques et lexicales : tout l’apprentissage se fait sous le signe de la traduction. Lorsqu’on apprend par exemple le génitif latin « rosae » on met face à face cette forme et « de la rose ». Les livres de vocabulaire sont toujours bilingues. A un niveau pus élevé, le but de l’apprentissage est la traduction : on ne lit ni Homère, ni Virgile, ni Shakespeare, on les traduit.
        Le changement est intervenu à partir des années 1960, sous l’influence des méthodes américaines, elles-mêmes élaborées pendant la seconde guerre mondiale et destinées aux soldats philippins, indonésiens, birmans, chinois etc., enrôlés dans les armées américaines, avec des officiers américains. Le but était que ces troupes apprennent à obéir parfaitement aux ordres donnés en américain.
        Après la fin de la seconde guerre mondiale, l’enseignement des langues étrangères est dominé par l’exemple américain et en relation avec une mondialisation qui ne cache pas son ambition mondiale. Dans notre monde où les êtres humains circulent très rapidement d’un pays à l’autre et rencontrent chaque jour des personnes qui ne les comprennent pas et/ou qu’ils ne comprennent pas, la traduction est un problème pratique qui se pose universellement et auquel on trouve des solutions qui semblent très diverses alors qu’elles ne sont en général que des adaptations plus ou moins conscientes d’un modèle unique, américain.. Nous n’allons pas examiner cette situation, sur laquelle on possède d’innombrables écrits, tous écrits dans le même sens ; nous allons au contraire procéder à un retour en arrière, jusque dans un passé très éloigné de nous.

I Traduction et religion

        Dans le monde pré-moderne, le problème de la traduction s’est posé dans des contextes religieux et seulement dans le cas de textes écrits ; la traduction simultanée ou consécutive qu’on trouve présentes dans les organismes internationaux était inutile ; c’était un bricolage pour lequel on n’avait pas besoin de spécialistes et d’érudits. En revanche, pour les textes religieux, la forme et le fond sont si intimement liés que traduire peut être considéré quelquefois comme un acte problématique, voire dangereux. On connaît le proverbe italien : « Traduttore traditore ». « Traduire c’est trahir » ; commettre un contre–sens sur la Bible, c’est trahir la parole divine : la Torah fait loi dans sa forme comme dans son contenu. Des problèmes identiques se posent pour le Coran/
        Nous ne parlerons pas ici, faute de compétence, de textes bouddhistes à partir du sanskrit, vers le tibétain, le chinois, le coréen et le japonais etc. Dans la tradition méditerranéenne, le cas de la Bible et du Coran sont importants : dans la Bible, Dieu n’est pas seulement un problème de contenu, mais de langue. Dieu a choisi, c’est une sorte de présupposé, de parler en hébreu et non en assyrien, en grec ou en hittite. Traduire son message dans une autre langue que celle où il a été délivré fait courir le risque d’une déformation irréparable de la parole divine.


Néanmoins, dès le IIIe et le IIe siècle av. J. C., la Bible a commencé à être traduite en grec à Alexandrie, en Egypte par un groupe de savants qui possédaient bien les deux langues et cela parce qu’autour de la Bible et du judaïsme des sympathisants s’étaient réunis, sans devenir eux-mêmes Juifs d’une part, et d’autre part parce que la langue grecque (mais non la langue égyptienne des pharaons), était devenue une sorte de première langue mondiale, pratiquée sur une vaste surface, depuis l’Italie jusqu’à l’Inde, une langue universelle donc, qui pouvait de ce fait revêtir un certain caractère sacré. Ce fut la traduction dite des Septante (70 traducteurs, a-t-on dit) qui cependant ne sera jamais reconnue comme parfaitement authentique par les autorités religieuses juives.
        Quelques siècles plus tard, il en va de même pour le latin, langue impériale qui devient langue papale en laquelle, à partir de l’hébreu, saint Jérôme, dans les années 382-404, suite à une commande du pape Damase, traduit à son tour la Bible hébraïque puis le nouveau Testament grec ; cette traduction, amendée et corrigée plusieurs fois, au XVIe siècle et au encore au XXe siècle, va devenir le texte officiel de l’Eglise catholique, encore en vigueur aujourd’hui : c’est ce qu’on appelle la Vulgate.

II Le tournant du XVIe siècle

        Toutefois, il se produit au XVIe siècle, en Occident, une véritable révolution dans les rapports entre la religion et la traduction. En France avec Lefèvre d’Etaples, Barthélemy Buyer, Jean de Rely et d’autres, en Angleterre avec William Tyndale, et surtout en Allemagne, avec Martin Luther, la Bible ou des parties de la Bible sont traduites dans des langues vernaculaires, la plupart du temps dans un contexte protestant, avec des réticences marquées dans le contexte catholique. Cette innovation s’explique de deux façons principalement : tout d’abord le latin commence à perdre son statut de langue politico-religieuse commune au profit des langues vernaculaires, français, allemand, anglais. Mais surtout, cette évolution avait un caractère théologique important. Les catholiques entendent et lisent la Bible seulement à l’église, sous forme de morceaux choisis et cette lecture s’accompagne de commentaires longuement développés par des prêtres et des théologiens. Comme le dit la théologie catholique, la révélation a deux sources  : l’Ecriture et la tradition. Donc, on ne lit pas la Bible seul, mais dans le cadre de la communauté, dans l’Eglise et avec l’Eglise, une Eglise majuscule matérialisée par une infinité de bâtiments appelés  églises avec la minuscule  où se réunissent, prient et lisent les fidèles. Dans le contexte protestant, il en va tout autrement : la Bible, en langue vulgaire et dans sa totalité a sa place dans chaque maison, dans chaque famille ; elle est lue et lue en totalité, devant la famille réunie ou par chacun de ses membres dans la solitude : L’individu est en effet habilité à interpréter seul, à ses risques et ses périls, la Bible dans son ensemble.
Les traductions du XVIe sièle, poursuivies dans les siècles suivants ont une valeur politique ; le cas est particulièrement visible pour la traduction de Luther : sa Bible allemande est à l’origine de la littérature allemande et elle est une revendication nationaliste  : elle est en rapport très étroit avec l’ouverture sur la démocratie et l’individualisme et la promotion du tiers-état dans sa réalité pratique, domestique, un tiers-état qui revendique dès lors l’égalité avec les scribes, les théologiens, les prêtres. A cet effet, l’imprimerie et, quelques siècles plus tard,  le journalisme apporteront une contribution considérable. L’une des conséquences de cette ouverture, c’est que le sacré n’est plus un domaine impérial/papal, réservé, séparé (c’est le sens de sacer en latin) ; il doit être reconnu comme présent dans les textes dans les langues des paysans et des artisans : c’est donc un feu vert à toutes les traductions des grandes œuvres littéraires écrites dans les langues vernaculaires, de Shakespeare à Byron, de Goethe à Thomas Mann. Le sacré n’a pas disparu ; il s’est seulement diffusé, dilué dans la masse.

III Langues impériales et langues vernaculaires

        Devant ce mouvement général, la culture française a eu deux attitudes différentes. D’une part, depuis le XVe siècle et jusqu’à une époque récente, la langue/culture (indissociables) française a tenté, et cela avec une incontestable réussite, de prendre la place laissée vacante par l’affaiblissement du latin, qui a joué son rôle de langue impériale/religieuse bien après la chute de l’Empire romain, pendant tout le Moyen-Âge. Dans cette stratégie, la traduction, ou l’adaptation joue un rôle important. Les écrivains français de la Pléiade (XVIe siècle), de l’époque classique et même de la Révolution et de l’Empire (Napoléon s’habille quelquefois en empereur romain et il n’est pas sans signification qu’il prenne le titre latin d’empereur) ont traduit ou adapté tous les grands auteurs grecs et latins, en leur donnant, comme on le verra plus loin, une allure officielle, cérémonielle, qu’ils n’avaient pas nécessairement dans l’original, qui était donc discutable : après tout, les Romains, avec toutes les qualités de grands politiques et de grands administrateurs qu’ils avaient, étaient aussi des agriculteurs un peu grossiers et les Grecs de petits commerçants avares, retors, voire malhonnêtes, des pirates sans scrupule : on les a traduits comme s’ils avaient été des courtisans vivant dans le luxe de Versailles, ce qui dans certains cas était plus que discutable. De même pour la tragédie grecque, plus sanglante, plus horrible que dans les pièces de Racine. En fait la traduction a été un lieu d’échanges intenses : d’un côté, on utilisait les textes anciens pour transformer la langue des paysans et des artisans français en une langue philosophique, théologique, juridique, administrative, tandis que de l’autre on sanctuarisait pour ainsi dire les langues grecques et latines pour leur conférer  la dignité de modèles à imiter : « imiter », c’est le leitmotiv de tous les classiques (Racine, Boileau, La Fontaine etc.) avec le risque de manquer ce qu’il y avait de vivant, de populaire, de grossier, de pittoresque dans les langues/cultures anciennes, panthéonisées, muséifiées. Les Grecs et les Latins des époques classiques étaient des objets qui n’avaient plus leur place que dans les Musées : ils avaient perdu la vie, le désordre et le concret de la vie. En contrepartie, la langue française qui était une jusqu’au XVIe siècle est devenue double à partir de cette époque et c’est la raison pour laquelle elle peut apparaître plus difficile à apprendre que d’autres (les séries nez/nasal, oeil/oculaire, cheveu/capillaire, cheval/équestre), difficulté d’ailleurs illusoire parce qu’elle existe encore plus fortement dans d’autres langues : en anglais ce caractère est encore plus marqué et de même en coréen ou en japonais où cette dualité n’est pas seulement lexicale mais graphique..
        Au même moment, et en opposition à toutes ces « belles infidèles », comme on appelait ce genre de traductions, les auteurs européens qui écrivaient dans des langues qu’on pouvait encore appeler barbares (anglais, allemand) puisqu’elles parlées et désormais écrites dans des pays situés aux frontières de l’ancien empire romain, commençaient à être traduits. Shakespeare a été traduit pour la première fois au XVIIIe siècle, expurgé de certains traits de violence et de pittoresque que le classicisme ne pouvait pas supporter. Mais c’est surtout à l’époque de la Révolution et dans les quarante premières années du XIXe siècle que les auteurs allemands et anglais font une entrée triomphale en France. Chateaubriand donne le signal en traduisant Milton ; lord Byron obtient un immense succès, de même que Thomas Moore, Sheridan et d’autres ; du côté allemand, l’impulsion vient de Suisse avec Mme de Staël : Goethe, Schiller, Jean-Paul Richter, Hoffmann, et les philosophes, Hegel, Schopenhauer, Schelling, sont traduits, avec un effet très importants sur la littérature et la sensibilité des Français.
Le mouvement va s’accélérer ensuite par la traduction d’ouvrages en sanskrit, les Védas, le Bhagavata Purana, le Ramayana, avec un soutien très efficace du pouvoir politique (Second Empire). Il faudra bien entendu encore attendre pour voir apparaître des traductions du chinois (mais la première traduction du stratège chinois Sun Tzu avait déjà été publiée au XVIIIe siècle). Les Russes seront quasiment les derniers, à la fin du XIXe siècle, avec Dostoïevski et Tolstoï notamment.


IV De nouveaux Anciens

        Ce mouvement très important va avoir sur un certain point un effet inattendu, et qui n’a pas toujours été compris sur le moment. La traduction des textes religieux, philosophiques et politiques grecs et latins va prendre un tour nouveau et provoquer des polémiques. Jusque là ces textes avaient tendance à être considérés comme faisant partie d’un tout qu’on pourrait appeler classique, officiel, où les différences étaient quasiment négligeables. Les mythologies grecque et latine, par ailleurs souvent voisines, étaient confondues. Ainsi le Dieu grec Zeus et le dieu latin Jupiter, qui avaient des caractères et des fonctions proches (c’étaient tous des dieux rois des autres dieux), avaient fusionné et, dans les textes grecs Zeus était uniformément traduit par Jupiter. A partir du milieu du XIXe siècle, sous l’influence des professionnels (le philologue allemand Creuzer et son traducteur et adaptateur Guigniaut), et grâce à un poète et traducteur par ailleurs très controversé, Leconte de Lisle, chacun de ces dieux conserve le nom qu’il avait dans le texte original. D’autre part, les noms propres, qui avaient été d’abord latinisés, puis francisés (comme London était devenu Londres etc.) se trouvent désormais transcrits le plus exactement possible, ce qui les rend parfois méconnaissables. Ainsi Polynice redevient Polyneikès, Œdipe redevient Oidipous, Jocaste, redevient Iokastè, Ulysse devient Odysseus etc. Cette seconde évolution, il faut quand même le préciser n’est adoptée que par quelques puristes : le grand public continue à utiliser les noms propres francisés, quand ils existent.
        L’objectif de ces changements est la suivante. Le lecteur des traductions antérieures reconnaissait dans les noms et les orthographes des traductions des personnages qui existaient déjà dans le panthéon qu’il avait appris à connaître au cours de sa formation au collège ; Or l’objectif de la traduction est, pour le traducteur une manière de faire faire à son lecteur l’expérience d’une réalité lointaine, étrangère, et de provoquer ainsi une relativisation des valeurs au lieu de voir confirmée une proximité supposée des réalités anciennes par rapport aux réalités modernes. Il y avait là, selon le nouveau système, une sorte de falsification. Il en allait de même des actes, des sentiments des personnages ou des façons d’écrire : le traducteur du XVIIe ou du XVIIIe siècle, familier de la cour des rois français, de la politesse exquise qui régnait (en principe) à Versailles, transformait les Grecs et les Romains, qui étaient des personnages moins polis et moins cérémonieux, en courtisans modernes. Leconte de Lisle veut au contraire conserver toute la raideur, la violence, la grossièreté du texte qu’il traduit. A tel point que le plus grand critique de l’époque, Sainte-Beuve, écrit que ses Grecs et Latins sont des « Barbares ». Ce qu’ils sont dans la réalité : et c’est cette réalité qu’il ne faut pas travestir, selon Leconte de Lisle.

Conclusion 1

On voit bien ainsi comment deux conceptions de la traduction peuvent se développer en s’opposant. Si on allait jusqu’au bout de la nouvelle méthode, les textes anciens ne seraient pas loin de devenir illisibles. La traduction consisterait… à ne pas traduire. C’est d’ailleurs un peu le cas de la traduction de certains textes particulièrement exotiques (indiens), par exemple du Bhagavata Purana :dans ce cas la traduction est souvent accompagnée de notes explicatives très nombreuses. De l’autre côté, non seulement on risque de donner une vision fausse et conventionnelle des textes traduits et de donner l’illusion que les civilisations anciennes ou étrangères sont structurées exactement comme les civilisations européennes et modernes. J’ai lu récemment la traduction d’un roman chinois du XVIIIème siècle où étaient employés des mots comme marquis, comtes, ducs… Que penser ?  Plus profondément encore on mélange ainsi deux catégories de langues très différentes : d’une part les langues naturelles, très concrètes, pittoresques, pleines d’images, d’expressions idiomatiques, qui ne passent pas facilement d’une langue à l’autre et d’autre part des langues impériales qui ont été débarrassées de tout ce qui est trop physique, trop matériel, trop grossier parfois : le « slang » new-yorkais d’un côté, et de l’autre le globish des économistes et voyagistes de tous les pays du monde, un anglo-américain simplifié. La question que doit donc se poser le traducteur porte donc d’abord sur la nature des deux langues qui sont en présence dans son travail, langue officielle, abstraite et aseptisée des empires et/ou des grandes religions : ou langue authentique d’un groupe social limité dans son expression quotidienne. On ne peut avoir la même visée dans les deux cas et il faut bien prendre conscience que l’emploi univoque du mot langue conduit à une grave confusion : sous ce mot on met deux réalités qui présentent de grandes différences. Il faut bien distinguer ce qu’on appelle depuis longtemps langue vernaculaire et langue véhiculaire ; langue impériale et langue nationale voire régionale.

Conclusion 2
        Tout l’exposé qui précède permet de répondre de façon assez précise et  qui n’est pas nouvelle, même si elle est formulée d’une façon un peu différente à la question qu’est-ce que la langue française ? Il existe en fait deux langues françaises. Tout d’abord celle qui est parlée par le peuple et qui est riche de mots techniques (agriculture et artisanat) ; de l’autre côté une langue qui se veut savante et qui est le résultat d’un travail conscient mené surtout à partir du XVIe siècle à partir de deux mouvements : tout d’abord la traduction de mots savants , administratifs, scientifiques, philosophiques, religieux, empruntés au latin, une traduction qui est en fait la plupart du temps un simple décalque (c’est seulement la terminaison qui change). A cela s’ajoute un nombre assez faible de mots grecs, qui souvent avaient déjà introduits dans le latin et qui ont une place remarquable dans des sciences comme la médecine, la physique, la botanique, la zoologie… D’autre part, la traduction de textes grecs et latins a amené des modifications très importante des structures syntaxiques (introduction de la période et très fort développement de la subordination, du style indirect libre…). Ces deux phénomènes sont complexes parce que la traduction se fait, si l’on ose dire, en deux sens : du latin au français, mais aussi du français vers le latin, en ce sens que les mots grecs et latins sont introduits en français non pas tels quels, comme, semble-t-il, en coréen ou en japonais, mais au moins partiellement francisés. On peut supposer que les phénomènes européens  (italien, espagnol, anglais, allemand, les langues scandinaves et même slaves) ont certains points communs avec les phénomènes asiatiques (présence d’une couche chinoise). D’où il serait possible de conclure que le bilinguisme n’est pas, généralement, un phénomène déviant et particulier, mais au contraire très répandu.

                              
Nous mettons côte à côte deux traductions du début du chant XVI de l’Iliade, la première celle de Bitaubé, t. , 3ème éd., Didot 1787, exemple de ces « belles infidèles » que l’on a beaucoup critiquées au XIXe siècle ; la seconde publiée chez Lemerre en 1866 par le poète Leconte de Lisle, et qui consacre la nouvelle conception de la traduction ; la  première traduction de ce nouveau type, accompagnée d’une courte préface, avait été publiée chez Poulet-Malassis, éditeur de presque tous les grands écrivains de cette époque, Baudelaire, Banville et Leconte de Lisle et avait pris pour sujet les œuvres du poète pastoral Théocrite et les odes anacréontiques (imitations tardives de l’œuvre du poète Anacréon, qui date du Vie siècle avant Jésus-Christ) dont l’authenticité pose d’ailleurs problème. Plus authentique, l’Iliade est une épopée dont la forme pourrait comparée, en Corée, avec les chants du pantsori.

Traduction de Bitaubé                                   Traduction de Leconte de Lisle

Tandis que l’on combattait avec tant           Et ils combattaient ainsi pour les nefs bien  
d’acharnement pour ce vaisseau,                construites. Et Patroklos se tenait devant le
Patrocle paraît devant Achille ; il                le prince des peuples, Akhilleus, versant de
verse un torrent de larmes, comme une         chaudes larmes, comme une source d’eau noire
noire fontaine précipite à gros bouillons       qui flue du haut d’un rocher. Et le divin
ses eaux d’une roche élevée. Le héros né      Akhilleus en eut compassion, et il lui dit ces
du sans des dieux, touché de compassion,      paroles ailées :
le regarde. Patrocle, lui dit-il, pourquoi         - Pourquoi pleures-tu, Patroklos, comme une
répands-tu des larmes ? Comme un enfant    petite fille qui court après sa père, saisit sa
qui vole sur les pas de sa mure, l’arrête         robe et la regarde en pleurant jusqu’à ce que
par la robe, veut être dans ses bras, et lève     celle-ci la prenne dans ses bras ? Semblable à
vers elle un visage inondé de larmes ; ainsi,   cette enfant, ô Patroklos, tu verses des larmes
O Patrocle ! tu fonds en pleurs ! Viendras-     abondantes. Quel message as-tu pour les
tu annoncer une triste nouvelle à mes              Myrmidones ou pour moi ? As-tu seul reçu
guerriers ou à moi-même ? Seul, aurais-tu      quelque nouvelle de la Phthiè ? On dit
 reçu quelque avis de la Thessalie ? Le fils      cependant que le fils d’Aktôr, Ménoitios, et
 d’Actor, Ménoetius, ton père, voit encore      l’Aiakide Péléus vivent encore parmi les
 le jour ; Pélée respire parmi les Phthiotes ;    Myrmidones. Certes, nous serions accablés, s’ils
 eux dont le trépas nous coûterait les               étaient morts. Mais peut-être pleures-tu pour les
regrets les plus cuisants. Pleurerais-tu             Argiens qui périssent auprès des nefs creuses,
 le sort des Grecs qui périssent près de leur     par leur propre iniquité ? Parle, ne  me cache
flotte, victimes de leur injustice ? Parle,          rien afin que nous sachions tous deux.        
 ne déguise rien, je veux savoir comme           Et le cavalier Patroklos, avec un profond
 toi le sujet de ta douleur amère.                       soupir, lui répondit :
A ces mots, généreux Patrocle, tu                    - O Akhilleus, fils de Péléus, le plus brave
 répondis en poussant un profond soupir :        des Akhaiens, ne t’irrite point, car de grandes
 Ô fils de Pélée, le plus vaillant des                  calamités accablent les Akhaiens. Déjà les
Grecs, dans l’affreuse infortune qui nous         plus braves d’entre eux gisent dans les nefs,
 accable ne t’indigne point de mes pleurs.        frappés et blessés. Le robuste Tydéide
 Nos chefs les plus distingués sont                    Diomèdès est blessé, et Odysseus illustre par
 maintenant étendus dans leurs tentes,              sa lance, et Agamemnôn. Eurypylos a la cuisse
atteints de traits et de javelots : Diomède          percée d’une flèche ; et les médecins les
 si terrible, l’intrépide Ulysse et                         soignent et baignent leurs blessures avec
 Agamemnon sont blessés. La hanche               des baumes. Mais toi, Akhilleus, tu es
d’Eurypyle est percée d’une flèche. On             implacable ! O Pèlèiade, doué d’un courage
 épuise les secours de l’art pour les                    inutile, qu’une colère telle que la tienne ne me
 soulager. Mais toi, Achille, rien ne peut           saisisse jamais ! A qui viendras-tu désormais
 t’attendrir. Me préservent les dieux d’une        en aide, si tu ne sauves pas les Argiens de cette
 colère semblable à celle que tu nourris             ruine terrible ? O inexorable ! Le cavalier
 dans ton sein, prince valeureux seulement       Pèlèus n’est point ton père, Thétis ne t’a point
 pour notre ruine ! Si tu ne dérobes pas             conçu. La mer bleue t’a enfanté et ton âme est
 aujourd’hui les Grecs à l’horrible sort               dure comme les hauts rochers. Si tu fuis
 dont ils vont être la proie, qui peut                   l’accomplissement d’un oracle, et si ta mère
 désormais se flatter d’obtenir ton                      vénérable t’a averti de la part de Zeus, au  
secours ? Cruel ! non, tu ne tiens point              moins envoie-moi promptement à la tête
 le jour de Pélée, Thétis ne fut point                   des Myrmidones, et que j’apporte une lueur
 ta mère ; puisque ton cœur est                           de salut aux Danaens ! Laisse-moi couvrir
 impitoyable, c’est le noir océan, ce sont           mes épaules de tes armes. Les Troiens
 les plus durs rochers qui t’ont donné la             reculeront, me prenant pour toi, et les fils
 naissance. Si tu redoutes un oracle                    belliqueux des Akhaiens respireront, et nous
 dont ton auguste père t’ait instruit par               chasserons facilement, nouveaux combattants,
 l’ordre de Jupiter, souffre du moins                  ces hommes écrasés de fatigue, loin des tentes                  
 qu’accompagné de nos Phthiotes je vole           et des nefs, vers leur Ville.
au combat et sois, s’il est possible , le salut         Il parla ainsi, suppliant, l’insensé ! cherchant
 des Grecs. Permets que je me charge                 la mort et la  Kèr fatale.
 de tes armes : peut-être les Troyens,
 croyant t’apercevoir, ralentiront-ils leur
attaque ; et nos braves guerriers, près de
 succomber à leur accablement, auront
 le temps de respirer ; il ne leur faut
 qu’un moment de repos. Encore frais,
 nos seuls cris repousseront des troupes
 épuisées d’un long combat loin de nos
 tentes et jusques dans leurs murs. Telle
 fut sa prière. Aveugle qu’il était, il
demandait sa mort !

Quelques repères

I Les traductions de la Bible

Les Septante : de l’hébreu au grec, IIIe-IIe siècle av. J.C.
La Vulgate : Saint Jérôme, 382-405 de l’hébreu et du grec au latin

II Les traduction liées à la Réforme (XVIème siècle)

La Bible de Luther : du grec et du latin à l’allemand.

III Les grandes traductions du XIXe siècle

Shakespeare (déjà traduit au XVIIIe siècle) Byron, Walter Scott,
Goethe, Schiller, Jean-Paul Richter, E. T.A. Hoffman, Hegel, Schopenhaauer…

IV Les traductions de Leconte de Lisle (1861-1884)
Théocrite et odes anacréontiques, Iliade, Odyssée, Hésiode et autres poètes grecs, Eschyle, Sophocle, Euripide, Horace

2011年6月3日

100年4月29日中央大學演講照片

 

演講會場01

 
演說現場02

  
   

Monsieur PICH   演講神情

Monsieur PICH 與學生合照


2011年6月2日

100年上半年活動表




 

2011年5月29日

100年4月29日講座:法國學制與留學之路

開始你的留法生活 /  Faire des études en France

講者: 法國里昂第二大學 Edgard PICH 教授


一、為何選擇法國?
法國具有優良的科學研究及教育系統,囊括各項科目:物理、化學、數學、資訊、經濟、法律、文學及人類學等。                                
注意:為確保有效學習,須注意以下事項:
1.在專業領域上有良好的基礎
2.了解法國與母國教育方式的差異
3.具備自主學習及理性思考的能力

二、事前準備
1.確認在法國的物質生活無虞
2.藉由報紙及書籍了解自己所要攻讀的科目
3.可諮詢法國文化及外交部門      
注意:赴法求學前,若能精確地了解專業科目,就可避免浪費時間。
4.具備 歐洲語言共同參考架構 認證,至少B1(進階級)的法語程度 
注意:通常需要花更多的時間,來解決生活上的瑣事。

三、 安排留法生活
1. 適應年-規劃語言課程(9至12個月)
    取得法國大學入學資格,通常須通過TCF考試或具備DELF/DALF文憑:

(1)大學畢業生或在學生:最遲在五月通過B2或C1的法語檢定。
(2)高中職以下的學生:須在二月通過TCF-DAP 語言考試。

注意
a. 一週的時間利用可分三部分:課堂學習、課後作業、體驗生活(社會、職場、科學…)。
b. 工作、運動、從事娛樂活動,能使法語學習更有效率。在法國生活期間,千萬不要足不出戶!


2.開始校園生活
   擁有B2、C1的法語能力並不能保證在學業上暢行無阻,還必須採取以下方法克服學業上的

   難題:(1)詢問教授是否能在課堂錄音,課後反覆聽錄音檔直到理解為止。
(2)與其他學生共事:提問在課堂遇到的問題或借閱筆記等等。
注意:在法國普遍能見到許多外籍人士,法國人對此已經習以為常,不會對外國人有過多的好奇心,因此留學生必須主動融入法國學生的團體生活。
(3)不要中斷法語學習,以減少撰寫論文時的困難:持續每週二到三小時的法語課程,特別加強寫作能力。


3.留學前必須要有以下認知:
(1)進入法國大學不代表就能拿到文憑。
(2)有時評語和文憑一樣重要。
(3)並不是每間大學都會為外籍學生放寬標準。

四.實用資訊
1.大學生涯可分為:學士三年、碩士兩年、博士(至少五年)
在法國唸書的法國學生大多是半工半讀,「延畢」對在法國的學生是一件很正常的事。
2. 法國大學系統類別有三種:
a. 傳統大學:經由高中會考後直接進入大學體系。
b.菁英學校:高中會考後,留在高中繼續兩年的「準備課程」。
                       通過考試後進入高等專業學院;否則銜接大學三年級。
c.專業學院:例如建築學院、藝術學院等等。
注意:不同專業科目,有不同的學制,例如醫學院、法學院或政治學院等等。
 3.學費:語言課程須自費;而進入法國大學,每年須繳交174至359歐元不等的雜費。
注意:
  a. 相對於學費,在法國的生活費較高。
  b.私立大學的學費也比較昂貴。
  c.須依照在法國停留時間的長短來估計預算,而非註冊費。
4. 選擇學校:選擇研究所時須與教授討論,這點較為外籍學生帶來困難。
5.學生簽證:可向法國在台協會諮詢相關資訊。
注意:
   a.申請學生簽證必須具備:語言學校入學證明、大學或高等學校入學證明。
   b.須注意申請學生簽證相關規定的變動或更新。   
 
 
       




 
 Faire des études en France
Le système universitaire en France.
L'accueil des étudiants étrangers



Pourquoi ?
Parce que la France possède l’un des meilleurs systèmes de recherche scientifique du monde et cela dans tous les domaines : sciences physiques et chimiques, mathématiques, informatique, économie et droit, lettres et sciences humaines etc.
Parce que la France possède l’un des meilleurs systèmes éducatifs du monde.
Attention !
Pour tirer profit de ces deux systèmes (scientifique et éducatif), il faut avoir des bases très solides, qui sont données pour une partie très importante, déjà, dans les écoles primaires et secondaires (collèges et lycées). Or souvent les bases de l’étudiant étranger ne sont pas suffisantes en raison des insuffisances du système scolaire de son pays d’origine (écoles, collèges, lycées) ou des différences entre celui-ci et celui de la France.
Il faut tenir compte aussi du fait que les méthodes d’enseignement sont souvent très différentes : l’étudiant français, très habitué au travail personnel, a souvent un nombre d’heures de cours inférieur à celui qui est habituel en Asie. Il est très autonome par rapport à son professeur. Il est jugé non pas sur sa capacité d’exécution de consignes, mais sur sa capacité à être autonome, original, inventif. Il faut donc bien considérer qu’il faut, pour faire des études efficaces en France,  acquérir une méthode de travail et de raisonnement qui n’a pas souvent été acquise dans les études antérieures. 

Comment préparer le séjour en France ?
1.      Ne pas s’engager dans cette opération si l’on n’a pas l’assurance raisonnable d’avoir les moyens matériels nécessaires.
2.      S’informer sur la ou les discipline(s) qu’on a l’intention d’étudier. Lire des journaux ou des livres en chinois, qui sont nombreux à donner des informations sur ce sujet. Consulter les services culturels de l’ambassade de France.
Attention !
L’organisation des études et de la recherche scientifique est différente et les informations sur ce sujet sont approximatives ou quelquefois assez fausses. On a intérêt à rencontrer des taiwanais qui ont fait leurs études en France, et qui peuvent donner des informations plus exactes sur ces sujets. Beaucoup d’étudiants changent de discipline en arrivant en France ou après une ou même deux années d’études : c’est beaucoup de temps perdu.
3.      Ne pas quitter son pays avant d’avoir acquis le niveau 3 du TCF en langue française : pouvoir communiquer sans problèmes dans le détail de la vie quotidienne. Apprendre les structures élémentaires de la langue française. Cela suppose 6 à 8 mois de cours.
Attention !
Etre débutant complet en arrivant en France, c’est perdre des mois avant d’avoir une vie quotidienne aisée et reculer d’autant (au lieu d’étudier ils perdent leur temps à résoudre de petits problèmes matériels) une formation coûteuse par le simple fait qu’on habite à l’étranger, loin de son milieu d’origine..

Comment organiser son séjour ?
1.      Prévoir une année scolaire complète  (9 ou plutôt 12 mois) pour la formation dite linguistique : 20 heures de cours par semaine en présence d’un professeur.
Le niveau généralement exigé pour être admis dans une école ou une université française est le niveau 4 ou le niveau 5 si l’on a déjà suivi un cursus complet ou presque complet dans une université de son pays d’origine. Pour les candidats qui n’ont pas commencé leurs études universitaires, un autre test, appelé DAP, paradoxalement plus difficile, est exigé. Ce niveau doit être atteint, pour le TCF généralement au mois d’avril ou de mai au plus tard ; pour la DAP obligatoirement en février. Il faut donc prévoir un séjour qui commence environ 18 mois avant le début des études de spécialité.
Ces tests comprennent en gros deux parties : une partie consacrée aux structures de la langue française et qui exige surtout un effort de mémoire ; une seconde partie de compréhension de l’oral, d’expression et de compréhension de l’écrit, plus difficile et qui demande un autre type de formation.
Attention !
En fait cette année devrait plutôt s’appeler année d’adaptation.
La connaissance des structures linguistiques ne suffit pas : il faut apprendre comment les Français raisonnent dans leur vie quotidienne et dans leur activité sociale, professionnelle, scientifique. Il faut donc organiser sa semaine durant cette période en trois temps :
I.                    Cours, à suivre assidûment : 20 heures.
II.                 Travail à la maison : devoirs donnés par les professeurs : 20 heures
III.               Rencontres avec la réalité de la vie sociale, professionnelle, scientifique française : 1 heure de télévision par jour ; un film français par semaine ; lecture progressive des journaux français ; lecture de livres en français facile ou sur la spécialité de chaque étudiant.  Et surtout rencontre avec des Français : ces rencontres ne peuvent avoir lieu efficacement que dans le cadre du travail (on a le droit de faire des « petits boulots »), des sports (tennis, natation, ski), des loisirs (peinture, musique….). Les possibilités sont innombrables dans ces domaines ; mais l’étranger ne les connaît pas et doit se faire conseiller. Ces activités sont un moyen indispensable pour réussir la seconde partie des tests d’admission dans les écoles et les universités.
Attention !
Ces rencontres ne sont efficaces que dans ces trois cadres : travail, sports, loisirs. Il faut parler pour faire quelque chose et faire quelque chose pour parler efficacement.
Quand on vit en France, s’enfermer, dans sa chambre 10 heures par jour, surtout pendant les vacances, c’est perdre son temps et son argent : le profit est alors très faible : si on vit ainsi, on peut avoir les mêmes résultats sans quitter son pays. Une règle pratique : ne jamais rester une seule journée sans sortir.

2.      Les débuts à l’université ou dans une école.
Malgré la préparation décrite ci-dessus, la première année et encore les années suivantes seront peut-être difficiles. Les niveaux 4 et 5 du T.C.F. ne garantissent nullement qu’on puisse suivre facilement des cours dans une université ou une école. Il faut donc prendre des moyens pour surmonter ces difficultés.
  1. Demander au début aux professeurs de pouvoir enregistrer leurs cours : au début, les professeurs iront toujours trop vite.  Ecouter les cours chez soi une fois, deux fois, trois fois et on finira par comprendre.
  2. Travailler avec les autres étudiants : leur demander les notes qu’ils ont prises dans le cours ; leur demander d’expliquer tel mot, telle phrase non compris. Commencer à travaillez  avec eux.
Attention !
Les étudiants français sont peu disponibles : très souvent, ils travaillent pour gagner leur vie (ce qui n’est pas le cas, souvent, de l’étudiant étranger) et surtout ils ont une vie familiale que le premier n’a pas : ils restent donc très peu à l’université et semblent très individualistes. Mais ce n’est souvent qu’une apparence : les étudiants travaillent souvent en groupe (2 ou 3 étudiants qui se connaissent très bien, et travaillent ensemble parfois depuis leur enfance). Il faut parler avec eux, sans attendre qu’ils prennent l’initiative de la conversation : ils finiront par admettre l’étudiant étranger. Ne pas oublier non plus que les étrangers sont très nombreux en France. Ils n’attirent donc pas automatiquement la curiosité des Français.
  1. Ne pas croire que la formation linguistique est finie : au contraire, la nécessité de réagir vite aux situations d’enseignement amène souvent à une baisse de niveau au début des études de spécialité et aura une conséquence que l’on voit presque toujours : au moment de la rédaction des mémoires et de thèses, les étudiants étrangers sont souvent en difficulté.
Pour éviter ces difficultés très importantes, suivre 2 ou 3 heures de cours de langue par semaine, exclusivement consacrées à l’écrit. Cela maintiendra la vigilance par rapport à la qualité des productions écrites. Ne pas oublier que les systèmes d’évaluation français font une place très importante, souvent exclusive, à l’écrit.

3. Pour anticiper sur l’ensemble de la formation
Une formation de type universitaire occupera facilement 4 ou 5 ou même 6 ans. Il faut avoir présents à l’esprit les faits suivants :
1.                               Il ne suffit pas d’être admis à l’université pour obtenir le diplôme. Ce n’est pas seulement le problème du redoublement. En fait, l’université délivre un diplôme quand l’étudiant est arrivé à un certain niveau. C’est lui et l’université qui jugent d’un commun accord (l’étudiant reconnaît souvent qu’il n’a pas pu finir son travail) (le plus souvent) du temps qu’il faut pour y arriver, ce qui dépend souvent du travail qu’il fait en plus de ses études.
2.                               Il y a diplôme et diplôme. Les mentions (assez bien, bien, très bien etc.) sont parfois aussi importantes que le diplôme lui-même.
3.                               Un certain nombre d’universitaires français pensent qu’ils doivent être plus indulgents pour leurs élèves étrangers que pour leurs élèves français. Le résultat n’est pas toujours positif, ni du point de vue de l’université française, ni du point de vue Du pays d’origine : des diplômes délivrés trop facilement dans telle ou telle discipline sont souvent dévalorisés ainsi que ceux qui les ont obtenus.




QUELQUES DONNEES PRATIQUES


Le cursus universitaire
-         la licence en 3 années L.1, L.2 L
-         le master en 2 années M.1, M.
-         le doctorat en 5 ans au moins
Une grande partie des étudiants (français ou étrangers) « redoublent » une ou deux années, d’autant plus que 50 % des étudiants français font des « petits boulots » pendant leurs études. Le redoublement est dont une chose qui n’a rien d’anormal : « une année » d’études signifie souvent « deux années » du calendrier.

Le système universitaire français.
Ce système comprend trois ensembles différents :
1 Le système classique décrit ci-dessus, dans lequel les étudiants entrent immédiatement après le baccalauréat
2 Le système des « grandes écoles » : les étudiants restent dans certains lycées de haut niveau deux ans « classes préparatoires ») après le baccalauréat ; ils passent alors un concours et entrent dans les grandes écoles (écoles d’ingénieurs, « écoles normales supérieures »), ou, s’ils échouent aux concours, ils entrent en 3ème année d’université.
3 Une grande quantité d’écoles qui ont des régimes spéciaux : écoles d’architecture, écoles des beaux arts etc.
Attention !
A l’intérieur des universités, certaines cursus sont organisées de façon spéciale : médecine, droit et sciences politiques par exemple.

Le coût des études.
Les formations en langue française sont payantes mais le coût n’est pas exorbitant. Les cours des universités sont pratiquement gratuites (174 à 359 euros par an).
Attention !
1 Ce qui coûte cher en France, ce sont les frais de séjour : loyer (malgré les aides de l’Etat), déplacements, nourriture, vêtements, etc.
2 Les universités privées peuvent  coûter beaucoup plus cher : 9000 euros pour l’ESSEC (école de commerce), mêmes prix pour les formations à la gastronomie ou à l’hôtellerie.
3 Il faut évaluer le coût d’une formation en fonction du temps passé en France, pas en calculant les droits d’inscription (sauf si l’on suit des cours dans des établissements privés).

Le choix d’une université
En général, un étudiant étranger intègre une université française en L.1 (avec la DAP), soit en M.1 (avec le TCF).
Attention !
En L.1, L.2, L. 3, il y a peu de différences entre les universités. A partir de M.1 les universités ne sont pas vraiment différentes : elles ont choisi des spécialisations différentes : les étudiants français font leur choix en parlant avec leurs professeurs, ce qui est évidemment bien plus difficile pour un étudiant étranger.

L’obtention d’un visa d’études
Toutes les informations sont disponibles dans les consulats. Il est pratiquement impossible pour un étudiant étranger d’obtenir ce visa sans passer par un organisme français, une agence, ou une école française.
Attention !
1 Pour obtenir ce visa, l’étudiant doit obtenir deux admissions : dans une école de langue et dans une université ou dans une école supérieure.
2 Des changements interviennent souvent dans les règlements  pour l’obtention des visas.

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