2011年5月29日

100年4月29日講座:法國學制與留學之路

開始你的留法生活 /  Faire des études en France

講者: 法國里昂第二大學 Edgard PICH 教授


一、為何選擇法國?
法國具有優良的科學研究及教育系統,囊括各項科目:物理、化學、數學、資訊、經濟、法律、文學及人類學等。                                
注意:為確保有效學習,須注意以下事項:
1.在專業領域上有良好的基礎
2.了解法國與母國教育方式的差異
3.具備自主學習及理性思考的能力

二、事前準備
1.確認在法國的物質生活無虞
2.藉由報紙及書籍了解自己所要攻讀的科目
3.可諮詢法國文化及外交部門      
注意:赴法求學前,若能精確地了解專業科目,就可避免浪費時間。
4.具備 歐洲語言共同參考架構 認證,至少B1(進階級)的法語程度 
注意:通常需要花更多的時間,來解決生活上的瑣事。

三、 安排留法生活
1. 適應年-規劃語言課程(9至12個月)
    取得法國大學入學資格,通常須通過TCF考試或具備DELF/DALF文憑:

(1)大學畢業生或在學生:最遲在五月通過B2或C1的法語檢定。
(2)高中職以下的學生:須在二月通過TCF-DAP 語言考試。

注意
a. 一週的時間利用可分三部分:課堂學習、課後作業、體驗生活(社會、職場、科學…)。
b. 工作、運動、從事娛樂活動,能使法語學習更有效率。在法國生活期間,千萬不要足不出戶!


2.開始校園生活
   擁有B2、C1的法語能力並不能保證在學業上暢行無阻,還必須採取以下方法克服學業上的

   難題:(1)詢問教授是否能在課堂錄音,課後反覆聽錄音檔直到理解為止。
(2)與其他學生共事:提問在課堂遇到的問題或借閱筆記等等。
注意:在法國普遍能見到許多外籍人士,法國人對此已經習以為常,不會對外國人有過多的好奇心,因此留學生必須主動融入法國學生的團體生活。
(3)不要中斷法語學習,以減少撰寫論文時的困難:持續每週二到三小時的法語課程,特別加強寫作能力。


3.留學前必須要有以下認知:
(1)進入法國大學不代表就能拿到文憑。
(2)有時評語和文憑一樣重要。
(3)並不是每間大學都會為外籍學生放寬標準。

四.實用資訊
1.大學生涯可分為:學士三年、碩士兩年、博士(至少五年)
在法國唸書的法國學生大多是半工半讀,「延畢」對在法國的學生是一件很正常的事。
2. 法國大學系統類別有三種:
a. 傳統大學:經由高中會考後直接進入大學體系。
b.菁英學校:高中會考後,留在高中繼續兩年的「準備課程」。
                       通過考試後進入高等專業學院;否則銜接大學三年級。
c.專業學院:例如建築學院、藝術學院等等。
注意:不同專業科目,有不同的學制,例如醫學院、法學院或政治學院等等。
 3.學費:語言課程須自費;而進入法國大學,每年須繳交174至359歐元不等的雜費。
注意:
  a. 相對於學費,在法國的生活費較高。
  b.私立大學的學費也比較昂貴。
  c.須依照在法國停留時間的長短來估計預算,而非註冊費。
4. 選擇學校:選擇研究所時須與教授討論,這點較為外籍學生帶來困難。
5.學生簽證:可向法國在台協會諮詢相關資訊。
注意:
   a.申請學生簽證必須具備:語言學校入學證明、大學或高等學校入學證明。
   b.須注意申請學生簽證相關規定的變動或更新。   
 
 
       




 
 Faire des études en France
Le système universitaire en France.
L'accueil des étudiants étrangers



Pourquoi ?
Parce que la France possède l’un des meilleurs systèmes de recherche scientifique du monde et cela dans tous les domaines : sciences physiques et chimiques, mathématiques, informatique, économie et droit, lettres et sciences humaines etc.
Parce que la France possède l’un des meilleurs systèmes éducatifs du monde.
Attention !
Pour tirer profit de ces deux systèmes (scientifique et éducatif), il faut avoir des bases très solides, qui sont données pour une partie très importante, déjà, dans les écoles primaires et secondaires (collèges et lycées). Or souvent les bases de l’étudiant étranger ne sont pas suffisantes en raison des insuffisances du système scolaire de son pays d’origine (écoles, collèges, lycées) ou des différences entre celui-ci et celui de la France.
Il faut tenir compte aussi du fait que les méthodes d’enseignement sont souvent très différentes : l’étudiant français, très habitué au travail personnel, a souvent un nombre d’heures de cours inférieur à celui qui est habituel en Asie. Il est très autonome par rapport à son professeur. Il est jugé non pas sur sa capacité d’exécution de consignes, mais sur sa capacité à être autonome, original, inventif. Il faut donc bien considérer qu’il faut, pour faire des études efficaces en France,  acquérir une méthode de travail et de raisonnement qui n’a pas souvent été acquise dans les études antérieures. 

Comment préparer le séjour en France ?
1.      Ne pas s’engager dans cette opération si l’on n’a pas l’assurance raisonnable d’avoir les moyens matériels nécessaires.
2.      S’informer sur la ou les discipline(s) qu’on a l’intention d’étudier. Lire des journaux ou des livres en chinois, qui sont nombreux à donner des informations sur ce sujet. Consulter les services culturels de l’ambassade de France.
Attention !
L’organisation des études et de la recherche scientifique est différente et les informations sur ce sujet sont approximatives ou quelquefois assez fausses. On a intérêt à rencontrer des taiwanais qui ont fait leurs études en France, et qui peuvent donner des informations plus exactes sur ces sujets. Beaucoup d’étudiants changent de discipline en arrivant en France ou après une ou même deux années d’études : c’est beaucoup de temps perdu.
3.      Ne pas quitter son pays avant d’avoir acquis le niveau 3 du TCF en langue française : pouvoir communiquer sans problèmes dans le détail de la vie quotidienne. Apprendre les structures élémentaires de la langue française. Cela suppose 6 à 8 mois de cours.
Attention !
Etre débutant complet en arrivant en France, c’est perdre des mois avant d’avoir une vie quotidienne aisée et reculer d’autant (au lieu d’étudier ils perdent leur temps à résoudre de petits problèmes matériels) une formation coûteuse par le simple fait qu’on habite à l’étranger, loin de son milieu d’origine..

Comment organiser son séjour ?
1.      Prévoir une année scolaire complète  (9 ou plutôt 12 mois) pour la formation dite linguistique : 20 heures de cours par semaine en présence d’un professeur.
Le niveau généralement exigé pour être admis dans une école ou une université française est le niveau 4 ou le niveau 5 si l’on a déjà suivi un cursus complet ou presque complet dans une université de son pays d’origine. Pour les candidats qui n’ont pas commencé leurs études universitaires, un autre test, appelé DAP, paradoxalement plus difficile, est exigé. Ce niveau doit être atteint, pour le TCF généralement au mois d’avril ou de mai au plus tard ; pour la DAP obligatoirement en février. Il faut donc prévoir un séjour qui commence environ 18 mois avant le début des études de spécialité.
Ces tests comprennent en gros deux parties : une partie consacrée aux structures de la langue française et qui exige surtout un effort de mémoire ; une seconde partie de compréhension de l’oral, d’expression et de compréhension de l’écrit, plus difficile et qui demande un autre type de formation.
Attention !
En fait cette année devrait plutôt s’appeler année d’adaptation.
La connaissance des structures linguistiques ne suffit pas : il faut apprendre comment les Français raisonnent dans leur vie quotidienne et dans leur activité sociale, professionnelle, scientifique. Il faut donc organiser sa semaine durant cette période en trois temps :
I.                    Cours, à suivre assidûment : 20 heures.
II.                 Travail à la maison : devoirs donnés par les professeurs : 20 heures
III.               Rencontres avec la réalité de la vie sociale, professionnelle, scientifique française : 1 heure de télévision par jour ; un film français par semaine ; lecture progressive des journaux français ; lecture de livres en français facile ou sur la spécialité de chaque étudiant.  Et surtout rencontre avec des Français : ces rencontres ne peuvent avoir lieu efficacement que dans le cadre du travail (on a le droit de faire des « petits boulots »), des sports (tennis, natation, ski), des loisirs (peinture, musique….). Les possibilités sont innombrables dans ces domaines ; mais l’étranger ne les connaît pas et doit se faire conseiller. Ces activités sont un moyen indispensable pour réussir la seconde partie des tests d’admission dans les écoles et les universités.
Attention !
Ces rencontres ne sont efficaces que dans ces trois cadres : travail, sports, loisirs. Il faut parler pour faire quelque chose et faire quelque chose pour parler efficacement.
Quand on vit en France, s’enfermer, dans sa chambre 10 heures par jour, surtout pendant les vacances, c’est perdre son temps et son argent : le profit est alors très faible : si on vit ainsi, on peut avoir les mêmes résultats sans quitter son pays. Une règle pratique : ne jamais rester une seule journée sans sortir.

2.      Les débuts à l’université ou dans une école.
Malgré la préparation décrite ci-dessus, la première année et encore les années suivantes seront peut-être difficiles. Les niveaux 4 et 5 du T.C.F. ne garantissent nullement qu’on puisse suivre facilement des cours dans une université ou une école. Il faut donc prendre des moyens pour surmonter ces difficultés.
  1. Demander au début aux professeurs de pouvoir enregistrer leurs cours : au début, les professeurs iront toujours trop vite.  Ecouter les cours chez soi une fois, deux fois, trois fois et on finira par comprendre.
  2. Travailler avec les autres étudiants : leur demander les notes qu’ils ont prises dans le cours ; leur demander d’expliquer tel mot, telle phrase non compris. Commencer à travaillez  avec eux.
Attention !
Les étudiants français sont peu disponibles : très souvent, ils travaillent pour gagner leur vie (ce qui n’est pas le cas, souvent, de l’étudiant étranger) et surtout ils ont une vie familiale que le premier n’a pas : ils restent donc très peu à l’université et semblent très individualistes. Mais ce n’est souvent qu’une apparence : les étudiants travaillent souvent en groupe (2 ou 3 étudiants qui se connaissent très bien, et travaillent ensemble parfois depuis leur enfance). Il faut parler avec eux, sans attendre qu’ils prennent l’initiative de la conversation : ils finiront par admettre l’étudiant étranger. Ne pas oublier non plus que les étrangers sont très nombreux en France. Ils n’attirent donc pas automatiquement la curiosité des Français.
  1. Ne pas croire que la formation linguistique est finie : au contraire, la nécessité de réagir vite aux situations d’enseignement amène souvent à une baisse de niveau au début des études de spécialité et aura une conséquence que l’on voit presque toujours : au moment de la rédaction des mémoires et de thèses, les étudiants étrangers sont souvent en difficulté.
Pour éviter ces difficultés très importantes, suivre 2 ou 3 heures de cours de langue par semaine, exclusivement consacrées à l’écrit. Cela maintiendra la vigilance par rapport à la qualité des productions écrites. Ne pas oublier que les systèmes d’évaluation français font une place très importante, souvent exclusive, à l’écrit.

3. Pour anticiper sur l’ensemble de la formation
Une formation de type universitaire occupera facilement 4 ou 5 ou même 6 ans. Il faut avoir présents à l’esprit les faits suivants :
1.                               Il ne suffit pas d’être admis à l’université pour obtenir le diplôme. Ce n’est pas seulement le problème du redoublement. En fait, l’université délivre un diplôme quand l’étudiant est arrivé à un certain niveau. C’est lui et l’université qui jugent d’un commun accord (l’étudiant reconnaît souvent qu’il n’a pas pu finir son travail) (le plus souvent) du temps qu’il faut pour y arriver, ce qui dépend souvent du travail qu’il fait en plus de ses études.
2.                               Il y a diplôme et diplôme. Les mentions (assez bien, bien, très bien etc.) sont parfois aussi importantes que le diplôme lui-même.
3.                               Un certain nombre d’universitaires français pensent qu’ils doivent être plus indulgents pour leurs élèves étrangers que pour leurs élèves français. Le résultat n’est pas toujours positif, ni du point de vue de l’université française, ni du point de vue Du pays d’origine : des diplômes délivrés trop facilement dans telle ou telle discipline sont souvent dévalorisés ainsi que ceux qui les ont obtenus.




QUELQUES DONNEES PRATIQUES


Le cursus universitaire
-         la licence en 3 années L.1, L.2 L
-         le master en 2 années M.1, M.
-         le doctorat en 5 ans au moins
Une grande partie des étudiants (français ou étrangers) « redoublent » une ou deux années, d’autant plus que 50 % des étudiants français font des « petits boulots » pendant leurs études. Le redoublement est dont une chose qui n’a rien d’anormal : « une année » d’études signifie souvent « deux années » du calendrier.

Le système universitaire français.
Ce système comprend trois ensembles différents :
1 Le système classique décrit ci-dessus, dans lequel les étudiants entrent immédiatement après le baccalauréat
2 Le système des « grandes écoles » : les étudiants restent dans certains lycées de haut niveau deux ans « classes préparatoires ») après le baccalauréat ; ils passent alors un concours et entrent dans les grandes écoles (écoles d’ingénieurs, « écoles normales supérieures »), ou, s’ils échouent aux concours, ils entrent en 3ème année d’université.
3 Une grande quantité d’écoles qui ont des régimes spéciaux : écoles d’architecture, écoles des beaux arts etc.
Attention !
A l’intérieur des universités, certaines cursus sont organisées de façon spéciale : médecine, droit et sciences politiques par exemple.

Le coût des études.
Les formations en langue française sont payantes mais le coût n’est pas exorbitant. Les cours des universités sont pratiquement gratuites (174 à 359 euros par an).
Attention !
1 Ce qui coûte cher en France, ce sont les frais de séjour : loyer (malgré les aides de l’Etat), déplacements, nourriture, vêtements, etc.
2 Les universités privées peuvent  coûter beaucoup plus cher : 9000 euros pour l’ESSEC (école de commerce), mêmes prix pour les formations à la gastronomie ou à l’hôtellerie.
3 Il faut évaluer le coût d’une formation en fonction du temps passé en France, pas en calculant les droits d’inscription (sauf si l’on suit des cours dans des établissements privés).

Le choix d’une université
En général, un étudiant étranger intègre une université française en L.1 (avec la DAP), soit en M.1 (avec le TCF).
Attention !
En L.1, L.2, L. 3, il y a peu de différences entre les universités. A partir de M.1 les universités ne sont pas vraiment différentes : elles ont choisi des spécialisations différentes : les étudiants français font leur choix en parlant avec leurs professeurs, ce qui est évidemment bien plus difficile pour un étudiant étranger.

L’obtention d’un visa d’études
Toutes les informations sont disponibles dans les consulats. Il est pratiquement impossible pour un étudiant étranger d’obtenir ce visa sans passer par un organisme français, une agence, ou une école française.
Attention !
1 Pour obtenir ce visa, l’étudiant doit obtenir deux admissions : dans une école de langue et dans une université ou dans une école supérieure.
2 Des changements interviennent souvent dans les règlements  pour l’obtention des visas.

0 提供意見:

張貼留言

版權所有,盜用必究

本網誌內的所有文章、圖片及資料的版權均為本網站所有,任何的使用或轉載皆需取得本網誌或作者之書面同意。






























































































































總網頁瀏覽量

  © Blogger template 'Morning Drink' by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP